Made in Hong Kong

L’être humain fasciné s’ingénie à placer sous verres, derrière des grilles ou sous plastique ce qu’il chérit le plus. Il ne peut s’empêcher de posséder ce qui le charme. En s’appropriant le rosé d’un plumage ou en se réservant l’irisé d’une écaille, il enclot ce qu’il aurait aimé voir libre comme pour en extraire l’essence. La cage de verre ou de fer fait alors office de filtre capable de ne diffuser que l’absolue de ce qu’il aime.

Mais de la fascination à l’aveuglement il n’y a qu’un pas. Il oublie que lui aussi est mis sous clé, retenu derrière des vitrines, contenu par des écrans ou encore emprisonné en pleine rue par les ombres de ses codétenus. Heureusement, par une autre forme de capture, photographique et toute photosensible, il peut rendre les barreaux des cages plus poreux et le verre si clair qu’il laisse s’en échapper un semblant de liberté.

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